RÉFLEXION POLITIQUE
18 février 2004
Légitimité - Hystérie - Aveuglement
Chaos

Une rébellion armée contre un gouvernement démocratiquement élu profite de l'intransigeance d'une opposition hystérique qui bloque le fonctionnement de l'Etat.
Aveuglement d'une communauté internationale qui s'est fourvoyé totalement dans cette affaire d'Haïti et a du mal à reconnaître son erreur.
Comme l'écrit le chercheur américain Michael Marx McCarthy(1), dans le Los Angeles Times du 15 février 2004 :
"La crise haïtienne met au défi la capacité de Washington à mener une politique constructive quand elle n'aime pas le dirigeant élu démocratiquement et qu'elle ne devrait pas aimer son opposition. Il s'agit du même problème que les Etats-Unis ont connu au Venezuela en 2002." (in "United States Can't Let Haiti Slip into Abyss")
Cette remarque est valable également pour l'Union Européenne et ses clients politiques. Ces entités se sont partagé le travail pour plonger le pays dans le chaos et la désolation.
L'opposition hystérique refuse la solution pacifique de la crise par le moyen des élections Elle a trop peur de ne pas pouvoir gagner ces élections. Alors c'est le tout pour le tout.
L'International s'acharne unilatéralement contre le président démocratiquement élu, et n'exerce aucune pression sur l'opposition pour qu'elle accepte la solution électorale.
Dans son cas on peut dire: "errare humanum est, mais perseverare diabolicum".
Naturellement les bandits violents n'ont qu'à se baisser pour s'emparer d'un pays qui est devenu depuis quelques années le dernier des soucis d'une opposition hystérique et d'une "communauté internationale" qu'elle manipule.
Démocratie que de crimes on commet en ton nom depuis quinze ans!
Les partisans de l'ordre constitutionnel vont-ils accepter l'ordre cannibale? Pourront-ils encore se lever et remplir leur devoir civique? Faudra-t-il encore attendre longtemps pour que les Haïtiens récupèrent un peu de leur souveraineté?
La France en tout cas fait pression sur l'Etat Haïtien pour qu'il renonce à l'autodéfense. Elle n'est pas la seule!
La culture démocratique de l'ancien et du nouveau monde enseigne pourtant le contraire.
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen 1789 (France)
Article 2. - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression
Bill of Rights du 15 décembre 1791. -USA)
Article 2: Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. Amendment II: A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed.
Constitution haïtienne 1987
Art. 52-1 Des devoirs du citoyen
f) défendre le pays en cas de guerre;
k) oeuvrer pour le maintien de la paix;
Si ses droits continuent à être bafoués, si sa volonté librement exprimée dans les urnes continue à être méprisée, le peuple haïtien n'aura pas d'autre choix, aujourd'hui, demain, ou après-demain, de pratiquer la légitime défense.
Croyez-moi, il en a le courage!
(1) chercheur en études latino-américaines au Council on Foreign Relations
8 février 2004
GONAÏVES A FEU ET A SANG
LES ENNEMIS D'ARISTIDE AUX ANGES
LES EXACTIONS DE L'ARMÉE CANNIBALE
ASSASSINAT D'UN POLICIER
La somalisation d'Haïti est en bonne voie. L'armée Cannibale des Gonaïves a attaqué le Commissariat Central de la ville, tué des policiers, tué des militants Lavalas, incendié leurs domiciles, incendié les bureaux et institutions publics. Oui l'armée Cannibale sème la terreur au sein de la population des Gonaïves. L'opposition l'applaudit et l'appelle "rebelle, résistants"!
L'ambition du gang est extravagante. D'après le seigneur de guerre Winter Etienne, le programme est de "libérer tous les commissariats de la partie Nord du pays" et de "décréter la création de la république indépendante de Quisqueya", petit fief des armées cannibales."Notre armée est très bien équipée. Nous avons des munitions pour résister pendant au moins une année", a dit le chef cannibale.
Car, si l'Etat haïtien venait vraiment à s'effondrer définitivement, d'autres armées Cannibales se dresseraient pour réclamer leur part de ses dépouilles. Haïti disparaîtrait pour de bon, laissant une sorte de Somalie armée jusqu'aux dents partagées entre de nombreux seigneurs cannibales, ouverts à tous les trafics.
On ne voit pas pourquoi les adversaires d'Aristide se réjouissent! On ne voit pas vraiment pourquoi "la presse indépendante" couvre de fleurs cette drôle de "front révolutionnaire" qui s'en va les libérer de la dictatured'Aristide . On ne voit pas comment, en cas de victoire des armées cannibales, Convergence et 184 vont ramener Jean Tatoune, Ti Will, Butter Métayer, Winter Etienne aux bonnes pratiques démocratiques.
N'oublions pas les enseignements de l'histoire politique d'Haïti :"Bourik pa travay pou ba chwal galonnen"!
Ni ce que chantaient les soldats d'Antoine Simon marchant sur Port-au-Prince, dans un nuage de poussière, pour installer le Délégué du Sud dans le fauteuil présidentiel :"Cécé tedi Cécé tedi Mpap wete plim poum mete pay (bis)"
Haine et confusion mentale vous font préférer des chefs de gangs au président élu du peuple haïtien. Ce coup bas porté à l'Etat haïtien est directement imputable à ceux qui ont choisi de vivre de la division nationale.
De nombreuses voix ont mis en garde contre la guerre civile!
Mais comme aux Américains en 1861, face aux sécessionnistes du Sud, comme aux Français en 1793 en Vendée, le devoir de défendre la sécurité nationale peut s'imposer à chaque Haïtien. Et la guerre civile est la plus terrible de toutes les guerres. Espérons qu'on puisse encore l'éviter !
3 février 2004
LA CARICOM RENCONTRE SÉPARÉMENT
L'OPPOSITION ET LE PRÉSIDENT

combat de la guerre d'indépendance
L'Haïtien n'a pas le droit d'aliéner cet héritage!
Les premiers ministres de la CARICOM ont rencontré les parties haïtiennes en conflit pour rechercher une solution. Plusieurs propositions sont avancées, à l'initiative de l'organisation caraïbéeene, qui sont censées aider à régler ce conflit vieux de sept ans.
Ce n'est pas la première fois que des propositions sont avancées. Le Président Clinton avait avancé huit points que le gouvernement haïtien avait accepté.
L'OEA a fait également des propositions, jusqu'à la résolution 806 et 822 que les deux adversaires devaient appliquer.
On note que certaines concessions ne sont venues que du côté du gouvernement. Démission des parlementaires contestés, proposition de nouvelles élections, acceptation d'une mission spéciale de l'OEA sur le territoire de la République.
L'autre bord ne fait que réclamer, avec intransigeance, des prérogatives que la constitution ne lui accorde pas. Il a en fait placé le soutien de l'étranger au-dessus de la constitution et des lois du pays. Son électorat ce sont les interventionnistes étrangers. Ses dernières trouvailles consistent à faire forcer les autorités constitutionnelles à lui transférer le commandement de la police et la direction du gouvernement. Et lui apporter, par la même occasion, les têtes des "chimères".
Les pressions étrangères, à ce jour, ont consisté à financer des groupes politiques factieux et leur croisade médiatique honteuse. Apparemment, il s'agirait de démocratiser le pays par le harcèlement systématique de son gouvernement et la réduction de son peuple à la famine et à la mendicité! En réalité, cette entreprise, nouvelle dans l'histoire des relations internationales, vise à priver le pays haïtien de son dernier souffle de souveraineté, pour établir une autorité indigène servile, composée de lêche-bottes plus hostiles au peuple haïtien que n'importe quel ennemi étranger.
Les Haïtiens ont un choix à faire aujourd'hui et pour l'avenir. Indépendamment des Hommes qui occupent ou occuperont demain le devant de la scène. Ou bien accepter la voie de la servilité et ramper devant le maître. Ou maintenir et renforcer ce qui reste de la souveraineté haïtienne, parmi les autres nations du monde. L'Haïtien n'a pas le droit d'aliéner cet héritage. Il n'y aura jamais de développement haïtien sans un engagement des Haïtiens eux-mêmes!