page d'accueil

DERNIERES


31 Janvier 2005

NOUVELLES

& COMMENTAIRES

"L'objectif de Haïti Échanges : contribuer à dissiper

les ténèbres de la désinformation"

(Chronique de Samedi Smith)

 

Membre du parti Lavalas Clifford Larose libéré par la justice dominicaine- L'ex Directeur Général de l'APENA Administration Pénitentiaire Nationale d¹Haiti, a été libéré le 28 janvier à Santo Domingo, après 14 jours de detention.Le 26 janvier dernier, la juge Wendy Martinez, qui avait entendu l'affaire Larose à la Quatrième Chambre Pénale du Palais de Justice de Santo Domingo, avait émis un ordre de liberation en sa faveur.

Clifford Larose a remercié Dieu, ses avocats et ses amis et a fait savoir qu'il appréciait le traitement donné à son cas par les autorités dominicaines. Il a indiqué que sa priorité aujourd'hui était économique et non politique. Il a été arrêté par la sureté dominicaine. dans un quartier de l'Est de Santo Domingo, où il se prépare à établir des affaires.

Larose a été accusé par le Vice-Consul haitien à Santo Domingo, Harry Joseph, de «participer et de financer l¹Opération Bagdad (nom de code donné au mouvement violent déclenché à Port-au-Prince en faveur du retour physique de l'ancien Président Jean Bertrand Aristide) ».La justice dominicaine ainsi que les services de sécurité ont indiqué n¹avoir établi « aucune évidence » des accusations soutenues par la diplomatie haïtienne.

Le Secrétaire d'État de l'Intérieur et de la Police, Dr. Franklin Almeyda Rancier a qualifié de « fallacieuses » les déclarations de Harry Joseph, qui avait rendu public des informations selon lesquelles une invasion d¹Haïti se préparerait à partir de la République Dominicaine.

Le Général Sigfrido Pared Pérez, Secrétaire d¹État des Forces armées a lui aussi rejeté les accusations du Vice-Consul haïtien en République Dominicaine, d'autant que Haiti est sous le contrôle des forces des Nations Unies.

D'autre part, une demande d¹extradition de la part d¹Haïti a été mal préparée et n¹a pas suivi les normes appropriées. Source : (AlterPresse, 29 janv. 2005)

La corruption encouragée dans l'administration publique. Le comité de l'opération pour soutenir la résolution du 15 décembre 2002, une organisation anti-Aristide, a dénoncé le gouvernement intérimaire qui encourage dit-il, la corruption dans l'administration publique.

Fednel Monchéry, a accusé le gouvernement d'avoir remis un montant de 32,220,000 gourdes à un groupe d'invidus chargés de faire revenir la paix dans les quartiers populaires. M. Monchéry a également fait état de 13 millions de gourdes remises au leader du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP), Chavannes Jean Baptiste, et pour lesquelles il n'y a eu jusqu'ici aucune explication.

Selon lui, ce gouvernement fait bien pire que tout ce qu'il reprochait à l'administration Aristide. Le responsable du comité appelle la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, à réaliser un audit pour arrêter le gaspillage des ressources publiques. AHP 28 janvier 2005

Un groupe de femmes dénonce l'augmentation alarmante des cas de viols dans les quartiers populaires de Port-au-Prince: des hommes en cagoule dénoncés

Viols en série dans les quartiers populaires - Un groupe de femmes a élevé la voix pour dénoncer une augmentation des viols en série dans les quartiers populaires de la capitale. Dans une déclaration à l'AHP, ces femmes ont fait savoir qu'un nombre important de jeunes filles agées entre 15 et 22 ans ont été violées dans divers quartiers de la capitale notamment au Bel-Air et à cité de Dieu.

Quand des hommes en cagoule débarquent dans ces quartiers et qu'ils ne trouvent pas les individus qu'ils affirment rechercher, ce sont des femmes et souvent des mineures qui en font les frais, a affirmé le groupe, ajoutant "qu'ils sont souvent plusieurs hommes en furie à violer une seule femme".

Selon les plaignantes dont certaines ont également été victimes, les femmes violées quoique humiliées se gardent souvent de faire des dénonciations publiques par crainte de voir les agresseurs revenir plus tard sur les lieux.

Elles ont fustigé le comportement des organisations de droits de l'homme et des organisations de femmes, si actives pendant le coup d'état de 1991 et sous le dernier gouvernement Aristide, mais qui ne se soucient plus des viols et des abus de toutes sortes dont sont victimes les habitants et en particulier les femmes des quartiers pauvres, depuis le 29 février 2004 (date du départ d'Aristide).

Ce sont ces mêmes hommes en cagoule, ont-elles dit, qui ont abattu le journaliste Abdias Jean le 14 janvier à Cité de Dieu après qu'il eut été témoin de leurs exactions. . AHP 28 janvier 2005

Militaires démobilisés toujours aux commandes - Le soit-disant commandant des militaires démobilisés, Rémicinthe Ravix, a fait savoir lundi 24 janvier qu'il a toujours le contrôle de ses troupes de la plupart des régions du pays.

Rémicinthe Ravix a accusé le gouvernement Latortue de distribuer de l'argent à des groupes de militaires démovilisés pour créer la division en leur sein.

"Mes hommes continuent de contrôler la plupart des régions du pays. Ils sont à l'oeuvre un peu partout notamment à Pétion-Ville et se préparent à assurer la sécurité des prochaines élections dans le pays", a avoué Ravix.

Ravix s'est vanté de se promener, librement, malgré le prétendu mandat lancé contre lui. Il a même déclaré avoir été chercher son épouse à l'aéroport le lundi 24 janvier, en compagnie d'un commnado armé chargé d'assurer sa sécurité.

Il a fait savoir que de nombreux membres de l'actuel gouvernement le connaissent bien parce qu'ils ont collaboré ensemble lors du mouvement contre Aristide. Un groupe de militaires démobilisés étaient en action, mardi matin 25 janvier, au marché de Pétion-Ville où ils ont procédé à des arrestations illégales.

La porte-parole de la police répète constamment que seules la police et la MINUSTHA sont habilités à assurer la sécurité, alors que dans les faits les militaires démobilisés continuent leurs exactions. Si ce n'est le retour de l'état sauvage, qu'est-ce c'est? (Source : AHP 25 janvier 2005)


 

26 Janvier 2005

La juge dominicaine Wendy Martinez

sanctionne la Direction de la Migration

dans l'affaire Clifford Larose

La juge Wendy Martinez a ordonné le 25 janvier la suspension de la procédure de déportation de l'ex Directeur de l'Administration Pénitentiaire Nationale d'Haïti, détenu à Santo Domingo, a rapporté AlterPresse.

La juge Martinez a en même temps lancé un mandat d'arrêt contre Carlos Amarante Baret, Directeur de la Migration dominicaine, responsable du centre de détention où Clifford Larose est incarcéré.

La juge a pris cette décision du fait que la Direction de la Migration n'avait pas conduit Larose au tribunal tel que c'était prévu ce 25 janvier. La juge avait attendu en vain. Wendy Martinez a exigé que les autorités de la Migration emmènent Larose ce 26 janvier à la quatrième salle du palais de justice de Ciudad Nueva, Distrito Nacional (zone métropolitaine de Santo Domingo) pour qu'il soit entendu.

Les avocats de Larose avaient introduit auprès de la justice dominicaine une requête en habeas corpus, tenant compte du fait que les organismes de sécurité dominicains n'auraient trouvé aucune évidence des accusations selon lesquelles il serait complice d'un vaste complot en cours de préparation contre l'actuel pouvoir en Haïti.(Source :AlterPresse, 26/01/2005)


Haiti / République Dominicaine

Paul Raymond et René Civil en Liberté

Les deux chefs de section de base du Parti Fanmi Lavalas, René Civil et Paul Raymond, jouissent de toute leur liberté à Santo Domingo et n'ont jamais été arrêtés, selon une source bien informée, contactée par AlterPresse à la capitale dominicaine.

Les autorités haïtiennes avaient aussi accusé Raymond et Civil d'alimenter la résistance des partisans d'Aristide, depuis le 30 septembre 2004, dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince.

Les mêmes accusations concerneraient également l'ancien Directeur Général de l'Administration Pénitentiaire Nationale d'Haiti (APENA), Clifford Larose, qui devrait être présenté ce 25 janvier devant un tribunal à Santo Domingo. Larose a nié toute responsabilité dans les violences à Port-au-Prince et aucune charge n'aurait été retenue contre lui par la sûreté dominicaine.


L'Avocat des parents de 3 jeunes victimes

d'exécutions sommaires porte plainte

contre de hautes autorités intérimaires

 

L'avocat des parents du militant Lavalas Jimmy Charles, de l'élève Ederson Joseph et du journaliste Abdias Jean, Me Mario Joseph, a porté plainte ce mardi par devant le tribunal de première instance de Port-au-Prince, contre les auteurs de l'assassinat de ces 3 jeunes, le 13 janvier dernier.

Selon Me Mario Joseph, cette plainte concerne le président du Conseil Supérieur de la Police Nationale, Gérard Latortue, le ministre de la justice Bernard Gousse et la MINUSTAH qui avait a-t-il dit, arrêté Jimmy Charles pour le remettre à la Police.

L'avocat des victimes a dénoncé les démarches qu'auraient entreprises les autorités intérimaires pour empêcher a-t-il dit, la réalisation d'autopsies en raison, a-t-il dit, de l'implication de la police dans l'assassinat de ces 3 jeunes.

La défaite de la justice n'est que provisoire, a déclaré Mario Joseph, affirmant qu'elle triomphera même si la plainte concerne de hautes autorités, a déclaré Me Mario Joseph qui avait dénoncé lundi une vaste complicité du silence pour tenter d'occulter les exécutions sommaires et autres exactions commises ces dernières semaines dans les quartiers populaires.(Source : AHP 25 janvier 2005)


Tension dans le quartier de la Fossette

et assassinat d'un homme d'affaire du Cap-haïtien

Une situation de panique a régné ce mardi dans le quartier La Fossette au Cap-Haïtien suite à l'arrestation de 3 citoyens par des militaires démobilisés Les habitants de la Fosette ont lancé des jets de pierres et de tessons de bouteilles en direction des militaires démobilisés pour les forcer à relâcher les personnes qu'ils détiennent.

Des soldats de la MINUSTAH déployés dans la 2ème ville du pays, sont alors intervenus et ont procédé à l'arrestation de plusieurs individus dans ce quartier. D'un autre côté, un homme d'affaire du Cap-Haïtien, Niklès Médard, a été abattu lundi par des individus armés alors qu'il venait d'ouvrir son shop. Les actes de banditisme sont en nette progression dans la 2ème ville du pays ces derniers jours. (Source : AHP 25 janvier 2005)


20 Janvier 2005

Retour d'Aristide

retour de la démocratie

Ou retour du macoutisme

(A propos des données du sénateur Feuillé)

Le Sénateur Lavalas Yvon Feuillé nous explique que les conditions ne sont pas réunies pour le retour du président Aristide (AHP,19 janvier 2005 ). Selon lui des organisations comme l'OEA, l'ONU, la CARICOM et l'Union Africaine ne marcheraient pas a-t-il, dans la logique du retour du président Jean Bertrand Aristide. Il a invité le parti Fanmi Lavalas, considéré a-t-il dit, comme le plus grand parti du pays, à se structurer en vue de sa participation aux prochaines compétitions électorales prévues pour cette année.

Mais tout le monde sait déjà que les grandes puissances, notamment Etats-Unis et France s'opposent à Aristide et à son parti Lavalas. Aristide aussi sait qu'il ne dispose pas de la flotte nécessaire pour forcer le blocus franco-américain. Les résistants lavalas ne sont pas plus idiots que les dignitaires de ce parti. Ils le savent également.

Où est le problème alors? C'est que la personnalisation de la question haïtienne continue de faire des ravages. L'opposition à Aristide avait personnalisé leurs divergences avec le président, au point de livrer leur patrie aux étrangers, pour se débarrasser d'un ennemi. Maintenant certaines personnes acceptent la personnalisation de la situation ubuesque actuelle, par les Etats-Unis et la France, en l'imputant au seul Jean-Bertrand Aristide. Ils iraient jusqu'à livrer leur parti à l'ennemi.

Tant qu'on ne raisonne pas en termes d'intérêt national on ne peut pas bien poser la question haïtienne. L'intérêt personnel a toujours faussé le jugement des meilleurs. Depuis le 7 février 1986 la question haïtienne concerne la poursuite du processus démocratique.

Aristide n'est pas la question haïtienne. Il s'agit donc du retour de la démocratie et non du retour de Pierre ou de Jean. C'est la démocratie qui conditionne tout le reste. Et le retour ou non d'Aristide et la sincérité des élections.On ne peut donc pas tricher avec elle. Et on ne l'obtiendra pas par des tours de passe-passe.

Si les prisonniers politiques étaient libérés; si les exécutions sommaires étaient arrêtées; si le parti lavalas retrouvait ses droits de s'organiser, de se réunir, de voter, il y aurait lieu d'envisager toutes les hypothèses. Mais dans la situation actuelle de retour du macoutisme, un peu de jugeotte serait bien utile à la famille lavalas.

Samedi Smith


12 Janvier 2005

Deux nouveaux militants Lavalas libérés

Deux juges d'instruction dessaisis

 

INJUSTICE - Pétion Rospide et Paul Keller font partie d'un groupe de 4 militants lavalas pour lesquelles des ordonnances de libération ont été signées à la fin de l'année, en raison du fait que rien ne justifiait leur arrestation. Les deux autres militants du groupe des 4 non encore libérés sont Harold Sévère et Anthony Nazaire.

Deux cadres lavalas, le sénateur Yvon Feuillé et l'ancien député Rudy Hériveaux également arrêtés pour "motifs politiques" avaient été libérés le 23 décembre, qulques semaines après la libération du père Gérard Jean-Juste. AHP 11 janvier 2005 6:10 PM

Le ministre de l'injustice, B. Gousse a récemment passé des instructions au doyen du tribunal civil de Port-au-Prince pour qu'il dessaisisse les juges Brédy Fabien et Jean Sénat Fleury des dossiers qu'ils traitaient. Les juges Fabien et Fleury avaient la charge des dossiers de prisonniers politiques.

"Nous condamnons cet acte qui constitue une violation flagrante de la constitution et qui porte également atteinte à l'honneur et à l'intégrité d'un magistrat", a lancé le juge Fleury. Avec un ministre comme Bernard Gousse, le système judiciaire haïtien ne peut pas avancer, a estimé le Juge Jean Sénat Fleury qui a qualifié ce dernier d'incompétent.

"je représente toujours un handicap pour beaucoup de ministres qui veulent fonctionner en dehors de la loi étant donné que je ne reçois généralement d'ordres de quiconque dans l'exercice de mes fonctions", a déclaré le juge Fleury qui affirme se servir toujours de la loi et de sa conscience.

Le GDP annonce un sit-in devant le local de la MINUSTAH pour exiger "l'autonomie de l'appareil judiciaire et la libération des prisonniers d'opinion".(Source : AHP 10 janvier 2005)


Les militants Lavalas du Nord estiment

appellent à la mobilisation permanente

CAP-HAITIEN - Les militants Lavalas du département du Nord ont estimé dimanche 9 janvier que l'organisation d'élections correctes n'est pas possible dans le pays, dans la situation actuelle. Ils réclament le départ des autorités intérimaires et la fin des persécutions politiques et des arrestations illégales pour permettre le déblocage du pays.

La coordination de Fanmi Lavalas dans ce département déclare avoir lancé la mobilisation permanente jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel dans le pays. Concernant l'organisation du carnaval 2005, les militamts lavalas du Nord afirment n'avoir aucune intention d'y participer. (Source : AHP 10 janvier 2005)


Les festivités pré-carnavalesques

ont été lancées officiellement

dimanche 9 janvier

 

CARNAVALes bandes à pied n'étaient pas encore au rendez-vous, seuls DJ Cash Cash et DJ Fanfan ont tenté de créer de l'ambiance.

Le responsable de DJ Cash Cash, Michelet Josamat, s'est déclaré prêt à créer de l'animation dans le cadre des dimanches pré-carnavalesques en dépit du climat de violence.

Les bandes à pied indispensables pour la réussite du carnaval, étaient absentes. Ces bandes, qui ont leur base dans les quartiers populaires, ont affirmé vouloir boycotter le carnaval 2005.

Ils étaient plusieurs milliers à manifester dimanche au Bel-air dans une ambiance de carnaval en faveur, ont-ils dit, du retour à l'ordre constitutionnel. Les deux bandes à pied qui créaient l'animation ont parcouru plusieurs rues de ce quartier populaire tout en dénonçant les persécutions politiques et les arrestations illégales. (Source : AHP 10 janvier 2005)


Incidents sanglants à Cité Soleil

vendredi 7 janvier à Cité Soleil

des soldats de la MINUSTHA blessés

Morts et blessés parmi la population

 

JORDANIENS - Le contingent jordanien de la MINUSTHA a mené une nouvelle opération brutale, une vendredi 7 janvier, cette fois à Cité Soleil, deux jours après ses exploits au Bel-Air. Quelques soldats étrangers auraient été blessés, au moment où ils venaient de perquisitionner des résidences privées à Bois Neuf.

"On s'apprêtait à sortir de ce quartier avec plus d'une soixantaine de personnes arrêtées quand des rafales ont été tirées en notre direction", a expliqué un responsable qui a annoncé qu'un fusil a également été confisqué au cours de l'opération. Le responsable n'a toutefois pas fait état de morts ni de blessés dans les rangs de la population.

Toutefois, les habitants de la Cité ont affirmé que plusieurs personnes ont été tuées et blessées lors de cette opération. Ils se sont déclarés déterminés à rester mobilisés pour obtenir le retour à l'ordre constitutionnel. (Source : AHP 10 janvier 2005)

A quoi veut-on utiliser les soldats du Royaume hachémite dans les quartiers populaires haïtiens? Y a-t-il une volonté de contourner le leadership brésilien qui réclame une solution politique et non un septembre noir?

N'est-il pas temps que les Haïtiens reprennent leurs esprits et remercient tous ces gens qui nous veulent trop de bien?


7 Janvier 2005

Première semaine de janvier 2005

1 - 7 janvier

(La Chronique de Samedi Smith)

Rien bien nouveau sous le drapeau

 

AMBIGUITÉ - La Minustha agit toujours dans l'ambiguité. Les ingénieurs militaires chiliens réparent la Route des rails pour désengorger le passage, par Carrefour, vers la route du Sud. Initiative positive mais insuffisante. Il s'agit d'un tronçon de 4 kilomètres, en terre battue, qui attendra pour être asphalté. C'est le genre de travail dont les administrations haïtiennes sont coutumières.

La même Minustha a mobilisé 400 militaires, apparemment Jordaniens, pour intervenir au tout petit jour dans le quartier populaire du Bel-Air. Malentendu, tirs d'autodéfense, riposte, blessés, arrestations, applaudissements des oligarchiens, pleurs des familles victimes. Si c'est seulement pour nettoyer les rues, pourquoi débarquer par surprise, avant l'aube? Pourquoi ne pas dialoguer avec les associations du quartier? Les Bel-Airiens ne sont pas des monstres, quoiqu'en disent les oligarchiens. On discute bien avec l'ancienne armée tortionnaire et ses milices. On leur donne de l'argent. Pourquoi mépriser les Bel-Airiens?

ARRIÉRÉS - La Banque mondiale a débloqué, le jeudi 6 janvier 2005, 73 millions de dollars américains. Un premier projet bénéficie d’un crédit de 36,5 millions de dollars à taux d’intérêt zéro et d’un don de 24,5 millions de dollars. Il vise à mettre en route des réformes économiques. de restaurer favorisant la transparence et la bonne gouvernance.

Haïti a remboursé mardi quelque 52,6 millions de dollars d’arriérés de dettes auprès de la Banque mondiale en puisant dans ses réserves et grâce à un don de 12,7 millions de dollars du Canada. Le remboursement de ces arriérés permet à Haïti de bénéficier à nouveau des versements de crédits et d’aides financières de la Banque. (Source : AFP, Métropole)

ALEXANDRE BONIFACE - Le président intérimaire aurait tendu la main à quelqu'un dont il est interdit de citer le nom dans les milieux de facto. Grande levée de boucliers irrationnelle. Car enfin tout le monde sait que Monsieur Boniface n'a pas de main dans ce dossier. C'est le domaine réservé de l'ambassadeur US et du peuple haïtien. Tout ce qu'on peut dire c'est qu'il a cité ce nom qui met en transe tous ceux qui n'ont pas la conscience tranquille. Ce n'est pas ce qu'on croit! Mais c'est un genre de courage.

GOUSSE - Le ministre de l'injustice continue sa besogne de flingueur. Il ne rappelle toujours pas à l'ordre ses services qui provoquent des violences, par manque de professionalisme et respect des droits humains.

Au quartier Bois Neuf à Cité Soleil, au Fort National, plueieurs jeunes arrêtés dont Jimmy. Dans l'enceinte de la prison violences contre des épouses de pridonniers politiques, Mme Mathelier, Mme Jean-Marie Samedi.

Refus de faire appliquer des ordonnances de libération en faveur de Pétion Rospide, Paul Keller, Jacques Anthony Nazaire et Harold Sévère (militants lavalas). Pression sur le doyen Jean-Joseph Lebrun pour dessaisir les juges Brédy Fabien, Jean Sénat Fleury chargés des dossiers de prisonniers politiques.

Déplacement à Petit-Goâve auprès des groupes illégaux d'ex-militaires pour les caresser et les récompenser, alors qu'on sème la mort parmi la population défavorisée. C'est le cas de dire :"De l'or pour mes amis, du plomb pour mes ennelis!"

FREEDOM FIGHTERS - Les membres du Front de résistance des Gonaïves ont lancé depuis mardi un ultimatum au gouvernement intérimairre pour qu'il entreprenne rapidement des démarches visant à obtenir la libération du président du Front, Butter Métayer arrêté et incarcéré depuis un mois en Floride.

Passé ce délai qui expire le 11 janvier , si rien n'est fait, une vaste mobilisation sera mise en branle contre le régime Alexandre/Latortue pour mépris vis-à-vis de ceux qui lui ont donné le pouvoir, a fait savoir un porte-parole du Front, Wilton Etienne.

GUY PHILIPPE - Le secrétaire du Front pour la reconstruction nationale, Guy Philippe a annoncé vendredi que son parti est en négociation avec le parti socialiste Organisation du peuple en lutte, OPL, dans le but de préparer une alliance électorale.

Le parti dirigé par les anciens rebelles des Gonaïves, serait également en conversation avec d'autres partis dont le Greh de l'ex-colonel Himler Rébu, a-t-on indiqué dans l'entourage de M. Philippe.

Des discussions pour la formation du grand parti socialiste haïtien ont récemment échoué entre l'Organisation du peuple en lutte de feu Gérard Pierre Charles, avec le Konakom et le Panpra, deux formations qui se disent aussi socialistes.

Lavalas est exclu de ces élections. Ses dirigeants , cadres, militants sont tués, emprisonnés, exilés, pourchassés, pour laisser le champ libre aux atoufè de tout poil. On pourra sélectionner tranquillement, entre soi, et restaurer l'état sauvage. Est-ce encore possible, dans l'Haïti de 2005? Nous allons bien le voir, puisque nous ne pouvons pas le concevoir!

" En tout cas, les gens de lavalas auraient intérêt à agir en adultes, plutôt que de se fatiguer à débiter des infantilités à longueur de forum!"

MILLITANTS LAVALAS - Les militants Lavalas du quartier populaire du Bel-air ont organisé vendredi une journée de solidarité avec les artistes emprisonnés depuis plusieurs mois dans différents centres de détention dans le pays. Il s'agit notamment d'Annette Auguste et Ti Paille arrêtés sans mandat et incarcérés pour leurs convictions politiques.

Ils ont annoncé pour le 12 janvier une journée de grève dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince pour réclamer la libération des prisonniers d'opinion et le retour à l'ordre constitutionnel rompu, a-t-il dit, avec le départ forcé d'Aristide le 29 février 2004.

Ils affirment également vouloir, protester contre la misère, les révocations arbitraires, le chômage et l'exclusion sociale. Des milliers de partisans de Fanmi lavalas auraient été révoqués de l'administration publique depuis mars dernier Un porte-parole des militants du Bel-air, Samba Boukman a fait savoir que les activités annoncées entrent dans le cadre d'une mobilisation qui prendra fin le 7 février 2005.

REYNOLD GEORGES - Un avocat qui n'a pas peur de la vérité, Reynold Georges, affirme qu'Aristide reste une figure de proue de la politique haïtienne malgré son exil Le leader de l'Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Reynold Georges, a invité les autorités intérimaires et la classe politique à ne jamais oublier que le président Aristide reste toujours très populaire en dépit de son absence du pays.

"Jean Bertrand Aristide, même en exil, demeure une figure de proue dans la politique haïtienne", a déclaré Reynold Georges, déplorant que les responsables de la plate-forme de l'ancienne opposition aient refusé de l'écouter quand il tentait de les persuader de négocier avec Aristide.

Boniface Alexandre devrait aussi annoncer ce qu'il compte offrir en contre-partie au parti Lavalas quand il demande à Aristide d'aider au rétablissement de la paix, a encore déclaré Reynold Georges. (Source:AHP 6 janvier 2005)


1 Janvier 2005

Extraits des voeux de fin d’année

du Président Aristide

 

Pour revoir le Bicentenaire 2004

cliquez ici

Eksperyans mobilizasyon pasifik manch long la Se isit an Afrik du Sud Gandi te kòmanse l.Epòk sa a Gandi te abite isit kote m ye la a.

Nan lane 1914, li retounen al libere peyi pa l, End, Gras a pisans mobilizasyon pasifik e manch long la.

Patizan libète se ewo. Patizan lesklavaj se zewo, Sof nan fè krim !

Yo te egzile Tousen Louvètu, Asasinen Papa Desalin, Men yo pa janm ka disparèt lespri libète Ki tap gide Zansèt nou yo.

Jis jounen jodia, bò isit nan zantray l Afrik Nou di: Akudlozi lingayi ekhaya ; sa vle di : Yon Lespri pa janm bliye wout kay li.

An natandan nou wè fasafas lakay, Lespri pa m ap toujou file Nan direksyon lakay. Se pou lespri renmen sa a Tounen yon lavalas lanmou Pandan ane 2005 la!

Amou pou Ayiti nan bon tan Kòm nan move tan !

Amou pou Pèp Ayisyen K ap bat dlo soufrans Pou l fè bè delivrans !

Kè Minouche ak kè pa m Fonn nan chalè renmen sa a Pou swete nou tout :

BON KOURAJ ! BON ANE 2005 !

P. Jean-Bertrand Aristide

Durban, Afrique du Sud

29/12/04


Des prisonniers politiques libérés

réclament la libération de

leurs camarades

toujours enfermés

Les prisonniers politiques Lavalas récemment libérés du Pénitencier national ont réclamé la libération de tous les autres prisonniers d'opinion et la fin des persécutions politiques contre les membres et partisans de Fanmi Lavalas.

Lors d'une conférence de presse au cabinet de Me Raynold Georges, ces anciens prisonniers ont critiqué le comportement des autorités intérimaires vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas leurs opinions politiques notamment les membres de Fanmi Lavalas.

Le curé de la paroisse Sainte Claire, le père Gérard Jean Juste, présent à cette conférence, a plaidé en faveur de la libération de tous les autres prisonniers politiques notamment les artistes, Annette Auguste dit Sò Anne, Jean Reynold Bruno alias Ti Paye et Yvon Zapzap.

Selon leurs proches, ces artistes auraient été arrêtés pour avoir composé des méringues lors du dernier carnaval . Le président du Sénat de la République, Yvon Feuillé, a lui aussi réclamé la libération de tous les autres prisonniers politiques notamment des femmes incarcérées sans raison à l'APENA de Pétion-Ville.Selon Yvon Feuillé, la plupart de ces femmes ont déjà purgé leur peine.

M. Feuillé appelle à la fin de la haine, de la division et de la violence. Le sénateur Louis Gérald Gilles, a lui aussi dénoncé la haine et le mensonge et la mentalité GNB qui caractérise le gouvernement intérimaire.

Selon Louis Gérald Gilles, le gouvernement provisoire avait toujours encouragé la violence lors de l'insurrection anti-Aristide où des rebelles incendiaient des commissariats de police et les bureaux publics à travers le pays. "Ceci n'est un secret pour personne, a lancé M. Gilles, estimant toutefois, que tout n'est pas perdu, et que l'on peut divorcer d'avec les anciennes pratiques pour construire une nouvelle société axée sur la justice".

L'ancien député Rudy Hérivaux a plaidé en faveur de la réconciliation en mettant un terme à l'injustice qui ronge la société et les persécutions politiques. Selon M. Hérivaux, les autorités intérimaires doivent comprendre la nécessité de rompre avec les pratiques de revanchisme aveugle pour donner une chance à Haïti.

"Il est clair pour tout le monde que mes clients étaient victimes d'un complot puisque les autorités intérimaires et leurs partisans ne peuvent étayer jusqu'ici les accusations portées contre eux par la moindre preuve", a lancé l'avocat Reynold Georges. Il a également expliqué le comportement des autorités actuelles vis-à-vis des cadres et militants de Fanmi Lavalas par la peur bleue qu'ils ont du parti considéré comme la plus grande force politique du pays. Source : AHP 28 décembre 2004


Le GDP

organise une marche pacifique

pour libérer tous les prisonniers politiques

incarcérés illégalement

 

Des femmes et des enfants des prisonniers politiques se sont déclarés impatients de revoir leurs maris et leurs pères à la maison, après plusieurs mois de détention illégale . L'une des épouses a appelé les autorités intérimaires à renoncer, a-t-elle dit, aux pratiques du mensonge et à emprunter la voie de la justice.

Le responsable du GDP, Ronald St-Jean qui était à la tête des manifestants, a exigé la publication des résultats de l'enquête que le gouvernement de transition affirme avoir ouverte sur le massacre du 1er décembre au Pénitencier National.

Selon des témoignages concordants, plusieurs dizaines de prisonniers auraient été abattus par la police dans le cadre de cette tuerie. Ronald St-Jean a déploré que des prisonniers politiques comme Pétion Rospide, Paul Keller, Jacques Anthony Nazaire et Harold Sévère n'aient pas été libérés en dépit d'une ordonnance de libération en leur faveur en date du 29 décembre.

"Nous voulons aller jusqu'au bout de nos démarches pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques, la fin des persécutions politiques et des tueries", a lancé le responsable du GDP.

Selon des officiels américains, la plupart des personnes incarcérés l'ont été sur la base d'accusations fantaisistes ou après que leurs noms eurent été cités sur les ondes. Les domiciles de plusieurs d'entre eux ont été démolis et leurs biens pillés dans le même contexte. Source : AHP 30 décembre 2004


Des militants Lavalas manifestent

pour réclamer le retour à l'ordre constitutionnel

et la libération de tous les prisonniers politiques

Les militants de Fanmi Lavalas ont commencé à manifester le jeudi 30 décembre, à Port-au-Prince, pour réclamer la libération de tous les prisonniers politiques incarcérés depuis plusieurs mois dans plusieurs centres de détention du pays.

C'est la première journée de protestation d'une série de mobilisations annoncées pour les 30 et 31 décembre 2004 et 1er janvier 2005 pour réclamer le retour à l'ordre constitutionnel dans le pays.

Un porte-parole des militants Lavalas, Samba Boukman, a estimé qu'ils ne pourront pas rester indéfiniment dans cette situation difficile où les gens des quartiers pauvres sont exclus et vivent dans la crasse.

"Nous sommes des fils et filles du pays, nous devons jouir des memes droits que tous les autres", a déclaré Samba Boukman. Les militants se disent déterminés à lutter jusqu'au bout pour le retour à l'ordre constitutionnel, seule condition ont-ils dit, pour qu'il y ait des élections dans le pays et que tous les haïtiens aient de meilleures conditions de vie. Source : AHP 30 décembre 2004

retour au sommaire